Ce blog vous présente Michaël Leclercq, Conseiller Communal à Thuin et Chroniqueur à la RTBF. Nous vous souhaitons un bon surf !
Outre le budget 2013, le conseil communal de ce mardi a également abordé le Cadre de référence éolien. Les conseillers comunaux ont, dans un premier temps, écouté un exposé d'une représentante du comité Vent de Bon Sens, Anne Paye, habitante de Thuillies, qui expliquait son opposition au plan Wallon sur l'éolien. Ensuite, vous le savez, le Gouvernement Wallon vient d'enfin se munir d'un cadre de référence qui met fin à l'anarchie des projets éoliens. Il est accompagné d'une cartographie positive. Dans un souci de transparence et d'écoute, le goouvernenement demande son avis aux collèges avant l'étude d'incidence. Les conseillers communaux ont donc discuté du sujet. Il faut bien reconnaître que le débat fut maigre, avec un seul conseiller de la majorité qui s'est exprimé !
Quel est l’enjeu pour Thuin ?
Jouer le jeu du "nimbyisme", faire le jeu du lobby nucléaire ou celui des climato-septiques ?
Ou bien participer à ce développement qui est demandé par l’Europe, la Région, le monde économique, les environnementalistes...
La Thudinie est une région à fort potentiel éolien. La carte des zones favorables le démontre.
Pour rappel, la SPE avait déjà un projet sous l’ancienne majorité. Un accord avait été pris pour le développement de ce parc avec un invest public. La commune a dénoncé cet accord devant le nimbyisme local.
Le permis délivré par la RW a été annulé par le CE suite à un problème de procédure de voiries à Ham-sur-Heure.
Un groupe de citoyen avec Vent d’Houyet a dès lors proposé à la commune, de créer un parc communal et citoyen. Les autorités ont décliné.
La SPE a réintroduit un permis qui a de nouveau été octroyé. Il fait l’objet d’une requête au CE par HsH et Thuin.
Ce n’est pas sur le fond du dossier que le CE statuera, mais sur un éventuel défaut de procédure.
Et la ville de Thuin s'en est lavé les mains : pas de négociation sur le parc et pas de retour financier...
En ce qui concerne la carte des zones favorables, les zones au-delà de Thuillies ou près de Ragnies pourraient ne jamais voir le jour suite en respectant la norme de co-visibilité (entre 4 et 6 km).
Enfin, je suis interpellé sur la légèreté avec laquelle la majorité se saisit de ce dossier depuis qu'elle est interpellée par le gouvernement wallon.
Pour plusieurs raisons :
Le conseil communal débute, et là, surprise, les conseillers reçoivent une nouvelle proposition de délibération, non plus défavorable, mais réservée, et qui :
(Je souligne aussi la correction du président d'assemblée, Mr Furlan qui précise que le dossier a fait l'objet d'une volonté de transparence maximale de la part du gouvernement Wallon. )
Pour ma part, je rêve d’une région rurale, la Thudinie,
qui produirait elle-même des produits agro-alimentaires et les valoriserait
qui développerait sa filière bois
qui mettrait en valeur son patrimoine pour un développement touristique
Et enfin qui développerait son formidable potentiel énergétique.
Pour la Wallonie, il s’agit de rentabiliser le potentiel venteux en produisant, au final, assez d’électricité éolienne pour alimenter 1,2 millions de ménages wallons.
Il s’agit de faciliter le travail d’un secteur dont le potentiel économique est énorme : des études récentes estiment à 16.000 le nombre d’emplois « éoliens », non-délocalisables, qui seront créés en Belgique d’ici 2030.
La région Wallonne met en œuvre différents outils pour accompagner ce développement :
Si la Wallonie ne mets pas en œuvre ces outils, le développement anarchique, 1er arrivé, 1er servi continue.
Il est nécessaire d’encadre au mieux le développement éolien.
Le territoire wallon va être mité d’éoliennes ?
Faux, pour établir la cartographie des éoliennes wallonnes, le GW a procédé avec rigueur et méthode en excluant la possibilité de voir l’éolien se développer partout où il risquait de peser sur la qualité de vie des citoyens.
Concrètement cela signifie qu’aujourd’hui en retirant les zones d’habitat, les entreprises, les zones natura 2000…il n’est désormais possible de développer l’éolien que sur 3,5 pc du territoire wallon.
Ces 3,5% sont des zones susceptibles d’accueillir un parc, mais elles se font concurrence à elles-mêmes (règles de co-visibilté et d’encerclement)
Cela signifie donc qu’aujourd’hui en Wallonie 96,5pc n’est plus concerné par le développement des moulins à vent.